Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Herseaux Ballons

Publicité
Herseaux Ballons
Archives
28 juin 2009

La voie de chemin de fer

....................

_____________________________________________________________________________________________

414_b01

___________________________________________________________________________________________

___________________________________________________________________________________________

439_04

___________________________________________________________________________________________

Aujourd'hui...

___________________________________________________________________________________________

411_04

___________________________________________________________________________________________

Aujourd'hui...

___________________________________________________________________________________________

414_b03

___________________________________________________________________________________________

Aujourd'hui...

___________________________________________________________________________________________

417_05

___________________________________________________________________________________________

___________________________________________________________________________________________

417_08

___________________________________________________________________________________________

___________________________________________________________________________________________

417_04

___________________________________________________________________________________________

___________________________________________________________________________________________

Publicité
28 juin 2009

Lepers

411_01Nous sommes en 1866... L'homme de nomme Jules Lepers. IL est né le 29 octobre 1835. Il s'installe à Herseaux le 28 novembre 1866, le jour de son mariage avec Julienne Rasson, une herseautoise née le 7 janvier 1836

Avant 1914 (photo prise probablement vers 1905), l'enseigne sera au nom de son fils, Oscar Lepers.

___________________________________________________________________________________________

_____________________________________________________________________________________________

Jules Lepers décide de faire bâtir un commerce dans ce quartier. Pour cela, il fait l'acquisition d'un terrain sur lequel devait déjà exister un cabaret que l'on retrouve sur la carte de bornage de la frontière en 1819 et qui porte, à cet endroit précis, la mention "Broche de Fer". Là, on peut encore une fois supposer qu'il s'agirait bien du terme "broque", francisée en "broche" ! La carte Ferraris, de 1777, indique également une construction sur le même emplacement.

Mais si l'on en juge par l'importance de la construction, il fallait que notre homme dispose de quelques moyens financiers. Un tel investissement suppose bien évidemment la garantie d'une clientèle existante ou du moins assurée... car déjà à l'époque, ce n'atait pas les cabarets/épicerie/estaminets/boutiquiers qui manquaient dans ce quartier frontalier.

Dix ans avant l'installation de Jules Lepers, nous savons, grâce aux registres décanaux 1847/1857, que ce quartier pouvait avoir une population de 304 habitants pour 34 maisons. Les cabarets étaient au nombre de 12 et on dénombre 17 "boutiquiers". Ces corporations représentaient presque la totalités des habitants, le reste devant être constitué par des "cultivateurs" au nombre de... 13 ! Le dénombrement des cabarets et des boutiquiers est difficile a établir, la plupart exerçant souvent les deux activités. Il faudrait encore une recherche approfondie aux Archives de la Ville de Mouscron pour savoir où se situaient exactement ces commerces et ces fermes ! A l'époque, les habitations ne portaient qu'un numéro, mais pas la mention de la rue...

___________________________________________________________________________________________

26 juin 2009

Rue de la Broche de Fer

Qui sera mitoyenne, entre la France et la Belgique. Qui se nommera "rue de Mouscron", côté français. Elle débute à l'angle de la carrière Desmettre et se termine actuellement au rond-point du zoning de la Martinoire. Nous reprendrons ici, essentiellement, les constructions les plus anciennes, celles bâtis le plus près de la route. Toutes celles qui se trouvent en retrait de la chaussée, sont plus récentes...

On débute par la section de la rue entre la carrière Desmettre et le "Bas de l'Enfer".

Un clic sur une photo vous donne un agrandissement...

Les cartes postales sont celles de la "Collection Cartafana".

_____________________________________________________________________________________________

417_06100_0911439_02

___________________________________________________________________________________________

A gauche : l'"Extrême frontière", à l'angle de la carrière Desmettre. Sur la droite, on remarque l'actuelle "Maison blanche"; en face, sur la rue de Mouscron, l'ancien poste de la douane française. Sur le plan de bornage de 1819, cet endroit est nommé "Petit Tout-contre"...

Au centre : l'actuel restaurant "Dragon Lui".

A droite : le même établissement, avant 1914 : " Maison Desmettre-Soufflet". On peut se demander si ce "Desmettre" serait à l'origine du nom de la "carrière" du même nom ? Sur les cartes IGN, cet endroit  est  bâti en 1874. Mais, cent ans auparavant (Carte Ferraris, 1777), une construction figure déjà à cet endroit !

___________________________________________________________________________________________

439_01493_05b

___________________________________________________________________________________________

Ci-dessus : estaminet "Henri Beuscart", voisin de Desmettre.

Ci-dessous : actuellement à l'usage de friterie...

BdF_juin_2009_002

___________________________________________________________________________________________

Quartier_17_jan_2006_014

C'était, à l'origine deux maisons, que l'on dira assez grandes par rapport aux critères de l'époque.

Elles sont aujourd'hui occupés par "Philippe-Fleurs"

___________________________________________________________________________________________

411_03 Sur cette carte postale (1905 ?), on remarque très bien les constructions en "front de rue" :  au fond, Desmettre, puis Beuscart, les deux maisons précédentes et enfin Lepers.

___________________________________________________________________________________________

La carte postale porte la mention : "Extrême frontière".

Côté français, il reste à savoir de quant date la construction des deux rangées de maisons...  A noter qu'il existe une différence notable entre les deux : l'une posséde des toits mansard et pourrait être antérieure à la seconde la seconde dont les toits sont  des demi-mansard !

On voit le ruisseau-égout. On supposera que le même ruisseau devait exister côté belge, mais à l'arrière des habitations...

___________________________________________________________________________________________

___________________________________________________________________________________________

___________________________________________________________________________________________

24 juin 2009

Ce qu'il nous reste...

Le Belgique n'est guère réputée pour son habitat ancien. Mit à part Bruges ou Gand, dans le cas des villes... Mais ici, rien n'aura survécu à l'usure du temps, sauf quelques vestiges sans doute plusieurs fois remaniés, comme cette maison, à l'angle de la r. de la Broche de Fer et de la Ch. des Ballons

_____________________________________________________________________________________________

Quartier_17_jan_2006_004

___________________________________________________________________________________________

A l'angle de la r. de la Broche de Fer et de la r. du Ham :

Quartier_17_jan_2006_006

___________________________________________________________________________________________

Celles qu'occupe actuellement "Philippe-Fleurs", r. de la Broche de Fer et l'ex-"Maison Blanche" à l'extrémité de la même rue, bien que sur Wattrelos... Mais nous considérerons qu'elle fait intégralement partie de notre quartier.

Quartier_17_jan_2006_014Quartier_17_jan_2006_019

___________________________________________________________________________________________

R. des Haies, deux maisons...

27_jan_2007_00427_jan_2007_005

___________________________________________________________________________________________

Ces maisons figurent sur le carte IGN de 1874, au même emplacement qu'aujourd'hui, mais il est évident qu'elles peuvent avoir été remaniés entre temps...

___________________________________________________________________________________________

24 juin 2009

Dernière Heure

Date: 23/07/2007
Section: REGION

Sous Section: TOURNAI

Une partie de Mouscron inondée !

Les eaux sont montées en quelques minutes

MOUSCRON L'orage qui a frappé une bonne partie de la Wallonie picarde n'a pas épargné la cité des Hurlus. "Cet orage a été très localisé", explique le commandant des pompiers, Pol Lowagie. "Il y a eu des inondations à Luingne, Herseaux, Dottignies et Estaimpuis. Les quartiers du Mont-à-Leux et du Risquons-Tout ont été épargnés."

Dans certains quartiers, les dégâts matériels sont importants. À Dottignies, la ferme de la famille Declercq, située à une centaine de mètres de la route expresse a été envahie par les eaux. Le fossé situé derrière la maison a vite été submergé et les eaux boueuses sont entrées dans la maison, située sur le point le plus bas. Il y avait plus de deux mètres d'eaux dans la cave.

Même mésaventure pour un habitant de la chaussée de Herseaux qui venait d'acheter sa maison. Les égouts voisins ont débordé. "On a eu très peur, ça a été très vite", explique le propriétaire.

Généralement, ce sont des problèmes d'entretien des égouts qui sont à signaler. Ainsi, la route expresse a été inondée. Les policiers ont eu l'aide d'un employé de Belgacom. Quand celui-ci a nettoyé l'égout à l'aide d'une pelle, l'eau est partie en quelques secondes. La rue des Prés Granmet à Luingne n'a pas été épargnée non plus. L'eau est montée jusqu'à 50 centimètres. "On se serait cru à Venise", explique un riverain. Le restaurant les Délices d'Enzo a été privé d'électricité pendant une bonne partie de la journée.

À Evregnies, le quartier de la Motte brûlée était sous eaux et les pompiers ont été appelés aux quatre coins de l'entité.

Enfin, l'église d'Herseaux-Ballons a été frappée par la foudre. Pendant la journée, les pompiers ont dû répondre à une cinquantaine d'appels.

Cédric Ketelair

Le tunnel a été fermé dans un sens pendant plusieurs heures. La circulation a été déviée par le centre-ville. (Cardon)

Publicité
24 juin 2009

Nord-Eclair

HIER AUJOURD'HUI Inondations en vagues à Herseaux- Ballons

n.c.

HIER AUJOURD'HUI
Inondations en vagues à Herseaux- Ballons
On ne se l'est pas toujours « coulé douce » aux Ballons, en proie aux inondations jusqu'aux années 60...
Les crues des « riez » (1), l'Espierre (2) et le Berckem (3) entraînant de graves inondations ne datent pas d'hier. Divers documents français, remontant au 19è me siècle, mettent en évidence les soucis causés par les inondations ainsi que des propositions de mesures afin de solutionner cet épineux problème. Citons comme exemple une lettre, écrite en octobre 1846 par un agent voyer (responsable des voies publiques) de Lille, qui annonce au bourgmestre d'Herseaux l'exécution d'importants travaux, et souligne des obstacles présents en Belgique. Une autre lettre (de 1879), préfectorale celle-là, traite des secours et de l'envoi d'experts pour estimer les dégâts. En février 1891, un écrit signale des « inondations recouvrant plus de 100 ha », ainsi qu'une contamination des eaux provenant de Roubaix qui « empoisonnent le poisson du canal ».
Plusieurs facteurs sont à l'origine des inondations: des ponts ou passerelles trop bas, formant barrage lors de fortes pluies; plusieurs coudes de l'Espierre, freinant les eaux; le pont du chemin Duriez ou Grimomprez, dont le débouché est insuffisant; enfin, bien sûr, le Breckem qui se jette à angle droit et « double » l'arrivée d'eau, entraînant par un remous le reflux du cours d'eau principal. Lors d'abondantes pluies, le niveau des eaux s'élève rapidement, et quelques minutes suffisent pour provoquer des envahissements de 40, 50 voire 60 cm d'eau! Et comble de malheur,
l'Espierre et ses affluents débitent des eaux (déjà!) polluées par les nombreuses industries. On peut aisément imaginer les odeurs s'incrustant dans les habitations des rues du Crétinier, du Coucou, du Lundi et autres proches du « riez »...
Au début du 20ème siècle, tant côté français que belge, on se dit conscient du problème. Il faut curer les ruisseaux obstrués, élargir les berges, redresser le lit des cours d'eaux. Les inondations sont chez nous catastrophiques, occasionnées surtout par le Berckem. L'urbanisation rapide de Wattrelos n'arrange rien, tout comme l'apport croissant des eaux usées des usines textiles françaises (jusqu'à 60.000 m³ par jour!). Les projets et promesses se succèdent, mais sombrent aussi vite, les uns après les autres.
Une solution, vite !
Entre les deux guerres ont lieu les débordements les plus catastrophiques de l'Espierre. Un rapport de 1925 signale une année particulièrement catastrophique, avec 3 à 400 habitations régulièrement inondées et contaminées. Le quartier du Ballon connaît de manière plus ou moins fréquente entre 20 et 30 inondations par an, entraînant la destruction de récoltes, la contamination des puits et la dégradation d'immeubles. Quant aux dédommagements, s'ils existent un tant soit peu en France, ils sont quasi inexistants côté belge. Quelques sinistrés et politiques locaux tentent de réagir, réclamant à l'état de l'aide et une solution radicale pour endiguer ce fléau. Plusieurs comités se créent (4), des estimations de prix sont faites, mais rien n'y fait. En mai 37, une lettre est même donnée en mains propres au roi Léopold III, alors de passage à Herseaux. Mais la guerre survient, et les espérances tombent... à l'eau!
Il faudra attendre les années 50 pour que survienne la « solution finale ». Entre 1956 et 1958, une première tranche de travaux est effectuée: l'Espierre est élargie sur 1408 m, au confluent de la Grande Espierre et de l'embouchure de l'Escaut. La décision de prolonger jusqu'à l'écluse de Warcoing, soit 1519 m, est prise. En septembre 1958 - année électorale qui voit M. P. Mullie succéder à M. J. Beaucarne comme bourgmestre d'Herseaux -, suite à de nouvelles inondations, M. Ervyn, architecte urbanistique de Dottignies, est chargé de dresser un plan d'assainissement du quartier des Ballons, prévoyant la reconduction d'égouts, des digues, une station de pompage. Les travaux effectués, les riverains espèrent enfin être définitivement à l'abri des « flots ». Mais en mai et juin 1964, de nouvelles inondations ont lieu, entraînant leur lot de sinistrés.
Ce n'est qu'en 1972 que la solution radicale est entreprisepar le recouvrement complet de l'Espierre dans sa traversée de Wattrelos jusqu'au pont du Sartel et celui du Berckem. Ainsi « disparaît » la frontière naturelle franco-belge, qu'on devine encore aujourd'hui par le dôme de terre parcourant les jardins des riverains...
JACQUES HOSSEY
À NOTER (1) grands ruisseaux.
(2) L'Espierre prend sa source à Mouvaux
et forme la frontière franco-belge aux
Ballons sur quelques centaines de mètres
avant d'entrer en
Belgique par Leers-Nord.
(3) Le Berckem ou Petite Espierre a sa
source près du parking du Risquons-Tout,
sert de frontière tout en se dirigeant vers
les Ballons, pour se
jeter dans l'Espierre.
(4) Un comité de défense est présent au
moins dès 1927 (« Commission
franco-belge »). En 1930 se crée
l'« Association des victimes de l'Espierre
et du Berckem » qui ira jusqu'à proposer
une grève de l'impôt! En 1931 se
constituera la wateringue « Les Ballons ».
Les inondations - régulières - pouvaient être catastrophiques ! DOCUMENT R. VANDERZYPE

___________________________________________________________________________________________

22 juin 2009

Frontières

1) La frontière "flamande", de Bray-Dunes à Mouscron correspond à la limite des conquêtes de Louis XIV sur les Flandres (Pays Bas espagnol) jusqu'en 1678. Idem entre le Hainaut français et le Hainaut belge, de Mouscron aux confins des départements du Nord et de l'Aisne

2) La Belgique fit sécesion du Royaume-Uni des Pays-Bas lors de la Révolution belge de 1830. Cette sécession fut reconnue en 1839 et la frontière entre la Belgique et la France date de cette époque.

3) Le tracé de la frontière reprend des tracés précédents :

- Entre Menin/tourcoing et Mons/Maubeuge : 1697, au traité de Ryswich entre le royaume de France et les Pays-Bas espagnols

- Au traité de Lille, en 1699, la France recevra la partie du Tournaisis qu'elle ne possédait pas encore (la rive droite de l'Escaut.

En 1848, de nombreuses révolutions éclatèrent en Europe et la Belgique fut l'un des rares pays épargnés. Cependant, un groupe de 1100 ouvriers belges immigrés à Paris, soutenus par quelques élèves de l'Ecole Polytechnique, voulut exporter la révolution en Belgique. Ils essayèrent de passer la frontière au Risquons-Tout au cri de "vive la république belge", mais furent facilement repoussés par l'armée belge. Parmi ces républicains, dix-sept furent condamnés à mort et guillotinés à Anvers.

___________________________________________________________________________________________

Borne frontière de 1819. Une borne de ce genre existait rue de la Broche de Fer (en face du café "Bas de l'Enfer") au bord du ruisseau, côté français (?) à l'emplacement de la ferme Gallois. Cette borne portait la date de "1819" sur une face et un "N" sur l'autre face pour "Nederland" (Pays-Bas). Lors de la démolition de ce qui subsistait de la ferme( il y a quelques années...) la borne à disparu... Il en existe cependant deux exemplaire au Musée du Folklore de Mouscron et qui proviennent de la Houzarde.

borne_fronti_re_1819

___________________________________________________________________________________________

19 juin 2009

Eglise St.-Jean Baptiste

© Jacques Hossey - Nord Eclair - 26/2/2005

___________________________________________________________________________________________

___________________________________________________________________________________________

La création de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste est étroitement liée, comme bien d'autres quartiers de notre cité, à l'essor industriel: un nombre important d'ouvriers s'installent à Herseaux-Ballons au début du 20eme siècle. La population s'accroissant sensiblement (1), Pierre-Corneille Baese, alors curé d'Herseaux-Place (et responsable de tout le territoire herseautois) insuffle l'idée de créer une paroisse aux Ballons.

Il est vrai que les fidèles du quartier devaient se rendre à la Place ou à Wattrelos, à une bonne demi-heure de route parfois impraticable, pour assister aux célébrations religieuses. De plus, la propagation des idées socialistes engendre également une baisse sensible de la pratique religieuse.

C'est ainsi que le 21 août 1906 est voté, en séance communale, le principe d'une nouvelle paroisse au "hameau des Ballons". Les limites paroissiales sont, quant à elles, approuvées le 22 mars 1907, tandis que la paroisse est officiellement créée le 20 octobre 1907. Le premier religieux entrant en fonction est l'abbé Delporte, qui arrive le 13 novembre. Il dépose ses meubles, quelques mois durant, au couvent des Sœurs de la Sagesse, tout en étant "recueilli" chez le docteur Maes (2).

La première messe est dite en la chapelle des Sœurs de la Sagesse. Chaque dimanche, deux messes sont célébrées: à 6h et 9h. Notons que l'abbé Delporte se devait de prêcher en français et néerlandais ! Durant le mois de décembre, l'abbé visite 351 ménages. La population de la nouvelle paroisse - essentiellement composée d'ouvriers des usines du nord de la France - est pour le moins hétérogène, puisque provenant de 200 communes belges et françaises!

Outre la rencontre avec ses "ouailles", une des premières tâches du nouveau pasteur est de créer une fabrique d'église. Celle-ci sera constituée le 12 janvier 1908, et aura comme président Louis Grimonprez. Louis Delberghe en sera le secrétaire; Henri Desmettre, Henri Dumortier, Louis Bonté, et enfin le curé en seront les membres.

Fin 1908. Le curé Delporte est toujours sans église et sans presbytère. Fin octobre, il envisage de louer une maison située entre deux cabarets, malgré son aspect insalubre, afin de pouvoir recevoir enfin ses paroissiens.

Début janvier 1909, l'abbé reçoit les plans du presbytère, réalisés par l'architecte provincial Vierin. Mais ce projet lui déplaît, de par sa grande taille et toutes ses dépendances en sous-sol. "Je ne veux pas d'un château au milieu d'une population exclusivement ouvrière", dira-t-il.

Le devis, se montant à 14.000 FB, est rejeté par le conseil échevinal et le Gouvernement provincial. En avril, soudainement, les élus herseautois acceptent malgré tout les plans, tandis qu'un terrain d'une superficie de 64,68 ares est acheté à Louis Bonte, au prix de 2,50 FB le m2, sur lequel seront érigés église et presbytère.

Les travaux de construction de la cure commenceront le 15 juillet 1910. Mais l'abbé Delporte ne prendra possession de son logement qu'au mois d'août 1911, et connaîtra des mois durant bien des avatars, suite à des problèmes divers de vices de construction...

(1) Entre 1900 et 1906, la population est passée de 3.434 à 4.617 habitants !
(2) Ce dernier, d'abord réticent, cédera sous l'impulsion de sa sœur Hélène...


Epopée d'une église

Le terrain sur lequel s'érigera la nouvelle église des Ballons enfin acquis (en avril 1909, un an et demi après l'arrivée de l'abbé Delporte!), on s'attèle aux plans et devis. Ces derniers sont acceptés par le conseil communal le 19 juin pour le prix de 100.132,10 FB.

Un clocher au milieu de la nef est envisagé, dans le style de l'abbaye de Cluny. L'adjudication de l'église, prévue le 28 février 1910, est approuvée le... 1er avril par la députation permanente.

La première pierre est posée le 18 septembre 1910. Un véritable événement pour la jeune paroisse! Une messe est célébrée à 8h30, afin de permettre aux habitants de pavoiser maisons et rues. A 10h30, l'abbé Delporte part accueillir l'évêque de Bruges, Msg Waffelaert, dont le train arrive en gare de Mouscron à 11h30. Une automobile est mise à disposition par Jules Roussel-Mullie, industriel à Tourcoing, parent de l'abbé et de l'évêque.

Escortées par un cortège, saluées par une foule innombrable, les personnalités religieuses sont conduites à la chapelle des Sœurs de la Sagesse pour une courte cérémonie. Sont également présents les curé et vicaire de Saint-Maur (Herseaux-Place). Un repas, frugal, est ensuite pris à la cure.

Le cortège, menant la première pierre, part de l'extrémité du territoire (l'Espierre) et accomplit le tour de la paroisse jusqu'à la Broche-de-fer. En tête de ce défilé se trouvent deux jeunes jockeys, MM.Lepers et Léman.

Un chantier difficile

Il est 16h lorsque s'effectue la pose de la pierre, ponctuée entre autres par le discours de Louis Grimonprez, président de la fabrique d'église.

A 17h20, l'évêque quitte Herseaux-Ballons en auto pour reprendre le train à Mouscron. Une journée faste pour les catholiques vient de s'achever... Divers contretemps (inondations le 13 mars 1911, gel en avril...) freinent la progression du chantier.

Malgré tout, le vendredi 27 octobre, sous une pluie torrentielle, le coq de l'église est promené dans tout le quartier : il sera placé le lundi suivant. Clocher et clochetons sont achevés le 20 décembre.

Même si l'édifice n'est pas encore complètement achevé, la bénédiction de l'église a lieu le 25 mai 1912. Les finitions se terminent en septembre 1913, avec la pose de la chaire de vérité. La paroisse d'Herseaux-Ballons est enfin dotée de son église...

19 juin 2009

Historique

L'Espierre : situation au XIXe siècle :

Lors de la création du canal, l'Espierre arrivait à la frontière avec un volume d'eaux limpides évalué à plus d'un million de mètres cubes par an, ce qui paraissait devoir suffire, pour une grande part, à l'alimentation du canal dont les travaux d'art, siphons et aqueducs, avaient été établis dans des proportions convenables pour l'écoulement de ces eaux. Bientôt les villes de Roubaix et de Tourcoing prirent un développement industriel considérable; des peignages, des teintureries, des lavages de laine, mus par la vapeur, couvrirent le territoire des deux villes.

Les eaux de l'Espierre soit directement, soit par ses affluents, se trouvèrent bientôt infectées par les résidus de ces industries. Un arrêté du Conseil de salubrité, en date du 19 août 1851, ordonna la fermeture de la vanne du Trichon qui, en donnant accès dans le canal de Roubaix aux eaux du ruisseau de ce nom, envahissait ce canal et était une cause de mortalité. En 1852, la vanne du Sartel, également située sur le territoire français, fut fermée à son tour pour les mêmes motifs. En date du 15 mai 1859 un premier jugement du Tribunal de la Seine, confirmé sur appel par arrêt de la Cour en date du 25 février 1860, a condamné la ville, substituée à toutes les charges et obligations de la Société du canal de Roubaix, à payer à la Société de l'Espierre une indemnité annuelle de 6.000 francs, tant que la prise d'eau de l'Espierre ne serait pas rouverte. De même le Tribunal de Lille en date du 29 avril 1867, confirmé par la Cour de Douai le 9 décembre suivant, a ordonné la suppression de toutes les prises d'eau industrielles, attendu, dit l'arrêt, que l'indemnité de 6.000 francs payée à la Société de l'Espierre, n'était que la réparation du préjudice éprouvé par cette dernière pour la fermeture de la vanne d'alimentation du Sartel, et n'impliquait pas pour la ville de Roubaix l'autorisation de vendre les eaux de son canal. Mais revenons à la rivière de l'Espierre.

Malgré ces décisions de justice la situation créée par l'infection de cette rivière a continué de s'aggraver; au lieu de fournir des eaux saines, nécessaires à l'alimentation du canal, elle est devenue un égout boueux, chargé de toutes les immondices de Roubaix et de Tourcoing et dont on ne pourrait songer à admettre le déversement dans le canal sans s'exposer à engendrer et à propager les épidémies les plus graves. En outre elle était grossie de douze ou quinze mille mètres cubes d'eau, par jour, d'eaux infectées provenant:
1. De la distribution d'eau de la Lys, dont l'usine située à Bousbecque, fournit quotidiennement à Roubaix et à Tourcoing 10.000 mètres cubes d'eau pour l'industrie (bassin de la Lys);
2. Des prises d'eau effectuées dans le canal de Roubaix, alimenté par la Deule;
3. Des déjections industrielles du peignage de laine de Croix.

A diverses époques, l'attention du Gouvernement belge a été appelée, par les plaintes des riverains, sur l'empoisonnement de l'Espierre; il en a été question aux Chambres; en 1871, une commission internationale, composée d'ingénieurs français et d'ingénieurs belges, a été instituée pour dresser un rapport sur les moyens de désinfecter la rivière de l'Espierre. Cette commission s'est réunie plusieurs fois, mais son rapport n'a jamais paru; en tous cas son intervention est restée sans effet, comme si elle n'avait jamais existé. Telle est la triste histoire de la rivière de l'Espierre, premier moyen d'alimentation garanti par son cahier des charges, du canal de l'Espierre.

Ce dernier article demande quelques explications: En 1872, le Conseil de salubrité du Nord ayant interdit à cette usine le déversement de ses eaux insalubres dans les rivières françaises, la ville de Roubaix, sans tenir compte du dommage qu'elle causait à autrui, l'autorisa, moyennant une redevance de 15.000 francs par an, à établir une conduite souterraine pour refouler dans l'Espierre et écouler dans l'Escaut, avec les autres égouts dont nous avons parlé, les résidus du lavage des laines repoussés de France par l'autorité administrative, trafiquant ainsi de la santé publique en Belgique. Le cours naturel des eaux ainsi artificiellement détruit, c'est la rivière de l'Espierre située dans le bassin de l'Escaut qui reçut les eaux dérivées des autres rivières à leur sortie des usines de Roubaix et de Tourcoing, de telle sorte qu'en dehors des émanations malsaines dont souffraient les agents de la Société logés dans les maisons dépendant du canal, en dehors de la privation des eaux nécessaires à l'alimentation du canal et promises par son cahier des charges, il y eut un dommage grave qui s'est traduit en dépenses importantes pour la Société.

___________________________________________________________________________________________

2007___04___24_canal_028

L'Espierre, longeant le canal d'Estaimpui(photo 2007)

___________________________________________________________________________________________

18 juin 2009

Les "planches"...

-Extraits de "Histoire de Wattrelos", Alexandre Pruvot

Du Petit-Tournai jusque Wattrelos : Sur l'Espierre:

- Anciennement appelé "double-planche" (puis pont du Petit-Tournai), les ponts du Trever et du Brusle et la planche du Prez

Sur le Berchem :

- Planche Delval et du Montaleux. Planches Margotaine et du Pouffre

- Se jette dans la Grande Espierre au Petit-Tournai, au lieu-dit "Boisquelet-Clache, entre les ponts du Trevers et du Brusle.

S'agissant (je pense...) su ruisseau des Près-des-Haies "un Rieu descendant d'Herzeaux et coulant vers les prairies des messieurs de St.-Bavon et passant au "Plat de Rimbeaurieu " (le rieu "rimbeau" ?) et sous le pont Delevigne (?)".

- Voir pour "Courouble" : la dîme dou Courouble (1363) La branche et le pont du Courouble (1778)

- Voir : Le fief de la Grande et de la Petite Espierre (1562). On trouve dans le terrier de 1778 : 1) le fief de l'Espierre situé à la "planche" des Bédards. 2) Les terres-fiefs de la Gd. et de Pt. Espierre, situées près du Touquet de la Martinoire. 3) La ferme de la Gd. Espierre, qui touche à la ferme Delevigne. Un fief de l'Espierre aboutissant à L'Espierre coulant du Couroubleà la "planche de le Bédar.

Publicité
1 2 3 4 5 > >>
Herseaux Ballons
Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Publicité